Association de défense des droits des usagers de la route

L'ETAT POURRAIT INSTALLER DE FAUX RADARS SUR LES ROUTES

Le recours aux cabines factices a déjà séduit la Suisse et la Grande-Bretagne. Selon Auto Plus, le gouvernement français pourrait leur emboîter le pas dès le mois de juin, ce que dément un membre du Conseil national de la sécurité routière.

Je craque1/5Alors que le nombre de radars automatiques a atteint le seuil plafond fixé l'année dernière par le ministère de l'Intérieur, le gouvernement réfléchirait à de nouvelles méthodes pour réduire les excès de vitesse. Selon Auto Plus, l'une des solutions à l'étude consisterait à installer de nouveaux radars factices le long des routes, semblables en tous points aux boîtiers classiques... mais vides. Installation qui pourrait intervenir dès cette année, à l'issue du comité interministériel de la sécurité routière (CISR) prévu en juin.

«Absolument faux!», rétorque un membre du conseil national de la sécurité routière (CNSR), interrogé par Le Figaro. «Au contraire, sur la question des radars, les autorités veulent jouer l'appaisement avec les conducteurs. Il n'est absolument pas question d'une telle mesure dans nos réunions, pas plus que d'éventuelles consultations avec les autorités britanniques ou suisses sur le sujet», martèle-t-il.

«Créer un effet placebo»
La mesure, hypothétique, est d'ores-et-déjà critiquée par certaines associations d'automobilistes. Pour la Ligue de défense des conducteurs, «il s'agit de mettre en place un régime de la terreur». Le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, rappelle pour sa part que la vitesse compte pour à peine 10% des accidents recensés sur autoroutes et 25% des accidents constatés sur voies secondaires. «Au lieu d'augmenter le nombre de cabines, une idée judicieuse consisterait à désactiver certains de nos boîtiers. On créerait ainsi l'effet placebo recherché tout en réduisant les coûts d'exploitation», analyse-t-il encore. Un argument qui s'inspire du modèle en vigueur outre-Manche, où l'obsolescence conjuguée au manque de crédits a entraîné, de facto, une recrudescence de radars inopérables, véritables «leurres» contre les infractions.

Des radars itinérants?
Toujours selon Auto plus, le gouvernement envisagerait un deuxième scénario: installer des machines dites «semi-fixes», à l'instar de certaines regions belges depuis 2010. Des appareils conçus en Suisse, voués à changer régulièrement d'emplacements pour inciter l'automobiliste à stabiliser sa vitesse tout au long d'un trajet. Le Lidar (c'est son nom), est également capable de flasher les véhicules dans les deux sens. Seul bémol: si le prix unitaire hors entretien d'un radar classique peut atteindre 75 000 euros, ce «super-radar» a un coût nettement supérieur: 120.000 euros. Son rendement, toutefois, est sans égal. Selon RTL.be, 12 heures seulement après son installation sur une voie rapide, il avait déjà flashé plus d'un milliers de contrevenants.

 

24/03/2014 LE FIGARO.FR
nuit zéro accident 5 novembre 2016

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