Association de défense des droits des usagers de la route

LES CONDUCTEURS ADOPTENT LA "VIDEOSURVEILLANCE"

Un million et demi d’automobilistes russes l’ont adopté et l’appareil fait fureur aux Etats-Unis, où pratiquement tous les taxis de Las Vegas (Nevada) en sont équipés. Alors que le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) plaidait la semaine dernière pour la généralisation d’enregistreurs de données routières (EDR) — qui n’ont, eux, ni son ni image — dans les véhicules européens, 30000 conducteurs français roulent déjà avec des « boîtes noires » vidéo installées derrière leur pare-brise. Equipés d’une caméra grand angle qui filme la route et l’intérieur de la voiture, d’un GPS et d’un capteur gyroscopique mesurant la zone d’impact en cas d’accident, ces appareils, vendus entre 129 et 500 €, font de plus en plus d’émules.

Lorsqu’un poids lourd s’est déporté sur sa voiture au début de l’année et lui a arraché son rétroviseur, André, un habitant de Melun (Seine-et-Marne), a eu bien du mal à faire signer le constat amiable au chauffeur. « Mais quand je lui ai dit que j’avais une caméra intérieure qui avait filmé la scène et que je l’enverrai à mon assurance, il a reconnu ses torts », explique le septuagénaire, ravi de ce « troisième œil infaillible ».

PDG d’une entreprise de travaux publics qui compte une centaine de véhicules dans le Pas-de-Calais, Jérôme envisage, lui, d’équiper l’ensemble de on parc… si ses salariés en acceptent le principe. « Quand vous savez que vous êtes filmé, vous faites plus attention et, surtout, cela me permettra de déterminer la responsabilité exacte de mes chauffeurs en cas d’accident », estime le patron.

Le leader français du secteur, Road Eyes, affirme que « ce dispositif a déjà permis à de nombreux routiers aux Etats-Unis de témoigner de leur bonne foi lors d’accidents graves ». « 96% des véhicules américains sont aujourd’hui équipés sous le capot d’enregistreurs de données routières (EDR) mais un EDR ne vous dira jamais qu’il y avait une flaque d’huile devant votre voiture et n’enregistrera pas l’acte d’incivilité dont vous avez été victime au volant, explique Boris Brault, président de Road Eyes. Alors que 70000 délits de fuite ont lieu chaque année en France, le boîtier vidéo est un témoin impartial de ce qui s’est passé sur la route. » Le patron de Road Eyes affirme être en contact avec un constructeur automobile français qui envisage d’incorporer ces boîtiers dans les futurs modèles de la marque.

Les avocats y voient un instrument efficace pouvant servir de preuve devant un tribunal, les sociétés d’assurances sont plus réticentes . Quant au délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes, il dénonce les possibles « dérives de cette vidéosurveillance au quotidien ». « Qui empêchera un conducteur de mettre sur le Web la vidéo qu’il a filmé sur la route ou de suivre son voisin et d’enregistrer tous ses déplacements, souligne Pierre Chasseray. Je ne crois pas que les Français aient envie de se sentir filmés en permanence et aucune étude n’a prouvé l’intérêt de ces boîtiers en termes de sécurité routière. »

 

27/01/2014 LE PARISIEN
nuit zéro accident 5 novembre 2016

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