Association de défense des droits des automobilistes et des usagers de la route

"Si tu conduis je raccroche" : la Sécurité routière lance une campagne anti-portable au volant

PRÉVENTION - Alors que les chiffres des accidents sur la route impliquant l'usage d'un smartphone ne sont pas bons, la Sécurité routière diffusera sur les écrans, à compter de ce vendredi, une nouvelle campagne nationale.

"Si tu conduis, je raccroche" C'est le slogan de la nouvelle campagne de la Sécurité routière destinée à sensibiliser sur les risques de l'usage d'un smartphone au volant. Et pour cause : l'inattention, était responsable de 13% des accidents mortels en 2020. Dans le détail, les études montrent qu'un conducteur qui téléphone en conduisant enregistre entre 30 et 50% d'informations en moins sur la route, et que téléphoner multiplie par trois le risque d'accident matériel ou corporel. 

Diffusée à la télévision et sur les plateformes, le clip, réalisé par Rémi Bezançon, met en scène l'acteur Jean-Pascal Zadi, César du meilleur espoir masculin 2021, et la chanteuse HollySiz, dans une scène du quotidien où chacun peine à raccrocher.

30/09/2021 LCI
 

L'examen du permis de conduire fait sa révolution

C'est le plus grand examen de France. Chaque année, 1,9 million de candidats passent le permis de conduire, le plus souvent sous la houlette d'une auto-école, qui les confie à un inspecteur au gré des créneaux disponibles. Jusqu'à présent, les places avec l'examinateur étaient attribuées aux auto-écoles en fonction de leur activité passée, du nombre de candidats et de leurs résultats. Un algorithme si complexe que plus personne ne semble à même d'en expliquer précisément les variables et le fonctionnement. Mais les choses sont en train de changer.

"Le système était en bout de course, il n'était pas très fluide et figeait les acteurs en place, car les nouvelles auto-écoles avaient du mal à obtenir des places, du fait de ce critère d'activité", concède Marie Gautier-Melleray, la déléguée interministérielle à la sécurité routière, venue à Marseille, cette semaine présenter un nouveau système dont La Provence vous dévoile ce matin les contours en exclusivité.

Exit, "l'usine à gaz" entre les mains des auto-écoles, à partir de novembre, un nouveau dispositif baptisé "Rendez-vous permis" sera déployé dans toute la région Paca, qui concentre à elle seule 7,5 % des candidats.

Cette plateforme, déjà expérimentée en Nouvelle Aquitaine et en Occitanie sera à terme, étendue à l'ensemble du territoire avec un changement majeur : ce sera désormais au candidat lui-même de prendre rendez-vous avec l'examinateur. "L'élève pourra toujours mandater son auto-école pour effectuer la démarche, mais l'idée c'est de le remettre au centre du dispositif et de le responsabiliser", poursuit Marie Gautier-Melleray, qui insiste sur le gain de transparence dans l'attribution des places. "L'idée est de fluidifier, mais pour autant, ça ne crée pas des places", convient-elle.

16/09/2021 LA PROVENCE.COM
 

Conduire à Marseille, une angoisse devenue collective ?

Ils sont 15 % des patients du professeur Éric Malbos, spécialiste des phobies, à se faire traiter pour amaxophobie

Moi je ne prends plus le volant à Marseille, c'est hors de question, j'ai trop peur. Je peux partir en crise de larmes", confie Marie, autour d'un café. Pourtant, elle n'est pas étrangère à la ville. Cela fait des années qu'elle y vit et y travaille. Marseille, comme la bête noire des automobilistes dont bon nombre sont caricaturés proférant des noms d'oiseaux à tout bout de champ. Et pour les habitants, la raison est simple : "Oui mais à Marseille, rien ne se passe pareil ici qu'ailleurs". Marie n'est pas la seule à vivre avec cette angoisse. Ils sont nombreux en ville à en parler. "Ce qui effraie les personnes anxieuses c'est de ne pas être en contrôle, donc à Marseille, il y a des comportements parfois très chaotiques, trop incontrôlés, ça peut leur faire peur justementexplique le professeur Éric Malbos (CHU Conception), dans son bureau. Marseille, c'est quand même la deuxième ville de France la plus embouteillée et les Marseillais sont vifs, une métaphore pour dire qu'ils sont agressifs." Les causes : la plupart des personnes interrogées évoquent un non-respect du code de la route, les trop nombreux travaux présents en ville ou même le sang chaud des conducteurs. Déjà, en 2016, le baromètre de l'application routière Waze avait classé Marseille comme étant la pire ville française pour rouler. Elle avait été évaluée selon des facteurs de trafic, de qualité des routes, de sécurité, du niveau socioéconomie et du taux d'implication et de satisfaction de la communauté. Pourtant, pour Patrick Pappalardo, président de l'Automobile Club Provence, cette crainte ne serait pas uniquement liée à la cité phocéenne. "Les gens n'ont pas plus peur ici qu'ailleurs. On a les mêmes problèmes que dans les autres grandes villes". Une analyse que certains contredisent comme Pauline, une autre Marseillaise : "Je n'ai pas peur de conduire à Paris, Lyon ou Montpellier mais à Marseille, oui complètement. Il y a un truc spécial avec cette ville, personne ne respecte rien et il n'y a jamais de contrôle".

Conduite plus agressive

De surcroît, David Mauvais, directeur du cabinet de la préfecture de police explique qu'un véritable problème de respect du code de la route est omniprésent sur le territoire départemental : "Ce sont les usagers eux-mêmes qui se mettent en danger par leur comportement, notamment par leurs excès de vitesse. 38 % d'entre eux sont à l'origine des décès dans les Bouches-du-Rhône. L'alcool vient en 2e position avec 18,3 %. L'ensemble du contrôle routier montre qu'on fait autant d'alcool que de stupéfiants. On a une vraie liberté que prennent les conducteurs au volant."

En réaction, beaucoup expliquent tenter de s'adapter à leur environnement et optent pour une conduite bien plus agressive. D'autres subissent et paniquent : "On voit des patients qui me disent : derrière la voiture me colle, elle fait des appels de phares, ça m'affole j'ai l'impression qu'il faut que j'accélère. C'est ça aussi qui va être problématique. La personne agressive ou impatiente va chercher à pousser le conducteur de devant à aller plus vite." Depuis que le professeur est entré dans le service du CHU Conception en 2012, le chiffre des amaxophobes reste inchangé : 15 %, majoritairement des femmes de 20 à 50 ans. "Il y a quatre raisons de développer une phobie : un trauma suite à un accident vécu, s'ils en ont été témoin, si la situation en voiture devient stressante, par exemple les enfants pleurent, je suis en retard et l'angoisse va se fixer sur la voiture ou encore les fausses informations à cause des parents qui ont surprotégé les enfants en leur disant 'attention la voiture c'est dangereux' et l'enfant fini par l'intégrer", détaille-t-il. Pour différencier la simple angoisse de la phobie, les signes sont les mêmes que celle de l'anxiété : transpiration, un coeur qui bat vite et fort, tremblement et crispation.

Le spécialiste le rappelle : il faut se faire soigner si la personne est en souffrance psychologique, si ça la rend triste parce qu'elle perd sa liberté et qu'elle en souffre.

Réalité virtuelle, EMDR... Les solutions pour lutter contre sa peur du volant

Il y a 80 % de réussite avec la technique de réalité virtuelle sur les patients phobiques, selon le professeur Éric Malbos.PHOTO F.P.

Avant d'arriver au stade de la phobie, il faut éviter "de fuir la conduite sinon on va ressentir de plus en plus d'appréhension à l'idée de conduire", explique le professeur Malbos. Mais si elle est déjà installée, de nombreuses possibilités s'offrent aux personnes atteintes. L'hypnose par exemple avec des méthodes d'induction et de suggestion, les personnes pourront apprendre à "développer des capacités d'autohypnose, à se relaxer et apaiser les tensions musculaires". Mais aussi la relaxation, la méditation, la psychanalyse, l'EMDR, basée sur des mouvements oculaires guidés par un professionnel, ou la thérapie par exposition à la réalité virtuelle. Le professeur Malbos utilise ainsi un casque de réalité virtuelle, un fauteuil spécifique, un volant et un levier de vitesses connectés à un ordinateur. "On part sur six séances, je peux paramétrer la météo, la conduite et le nombre des autres automobilistes virtuels", explique-t-il. La personne reprend ainsi peu à peu confiance et apprend à gérer ses émotions. Cécile, ancienne amaxophobique, a aussi eu droit à d'autres méthodes durant sa thérapie. Trois lui ont convenu : "Il y a eu les slogans où on vous donne un panel de 20 ou 30 phrases comme 'je dois enterrer le juge qui est en moi' à répéter mais aussi la méthode Acara : accepter l'anxiété, la contempler, agir sur elle, ralentir le débit et la gestuelle et enfin se féliciter. Il y a aussi la méthode d'imaginer que quelqu'un à côté de soi", explique-t-elle.

L'avenir de ce type de thérapie semble radieux avec la possibilité de fauteuil dynamique par exemple et des situations d'immersion plus réalistes mais aussi la possibilité de faire une thérapie chez soi, guidé à distance par un professionnel, grâce au matériel d'environnement thérapeutique virtuel disponible depuis deux mois si on en a les moyens financiers et la motivation. Pour trouver un thérapeute, le site phobie.com référence 1 000 spécialistes en France qui utilisent ces méthodes de réalité virtuelle. Des tests sur le niveau de phobie y sont proposés.

07/09/2021 LA PROVENCE.COM
 

Pas de contrôle technique pour les motos en 2022, s'inquiète Ras le scoot

La France pourrait payer des pénalités financières "pour non-respect d'une directive européenne sans motif valable", s'indigne ce collectif d'associations et de citoyens visant à faire cesser les nuisances des deux-roues motorisés.

Les motos et scooters en France devraient être exemptés de contrôle technique en 2022, une obligation prévue par une directive européenne de 2014, s'inquiète ce jeudi l'association Ras le scoot.

Cette directive prévoit la mise en place du contrôle technique pour les véhicules motorisés à deux et trois roues d'une cylindrée supérieure à 125 cm3 à partir du 1er janvier 2022, pour lutter contre les accidents et la pollution.

Selon Ras le scoot, "les services du ministère des transports mettent en avant l'impossibilité technique de mettre en place ce contrôle technique à la date du 1er janvier 2022 pour déroger à cette obligation", ce qui pour l'association est "difficilement recevable quand on pense qu'un délai de huit ans a été accordé par l'Europe" et que d'autres pays ont mis en place un tel contrôle.

La France pourrait payer des pénalités financières "pour non-respect d'une directive européenne sans motif valable", s'indigne ce collectif d'associations et de citoyens visant à faire cesser les nuisances des deux-roues motorisés.

"L'ensemble des contribuables français devrait payer pour le loisir de quelques milliers de motards bruyants, polluants, dangereux ?", s'interroge l'association.

De son côté, la Fédération française des motards en colère (FFMC) estime dans un communiqué que "la France n'est pas prête" et qu'un tel contrôle n'influencera pas sur le nombre d'accidents. Elle rappelle qu'elle a réussi à mobiliser des motards dans la rue le week-end du 10 et 11 avril contre cette mesure.

 
15/04/2021 LA PROVENCE.COM
 

Plus d'un million de PV pour stationnement dressés illégalement entre 2018 et 2019

En raison d'une délibération municipale sans base légale, tous les FPS des scancars étaient illégaux.

Le diable est dans le détail. Ce détail aurait pu changer la donne à des milliers d'automobilistes marseillais. Selon nos informations, tous les FPS - les PV de stationnement - dressés à Marseille entre janvier 2018 et décembre 2019 étaient illégaux. Comment ? Pourquoi ? La faille est à chercher du côté d'une délibération prise par la Ville de Marseille le 3 octobre 2016.

Ce jour-là, le conseil municipal vote la nouvelle réglementation en matière de stationnement. Dans le cadre de la loi Maptam, le service public du stationnement devient une compétence à part entière des collectivités locales. Les villes peuvent même choisir le montant de l'amende. Marseille décide ne pas l'augmenter. Elle reste à 17 euros.

Dans ce cadre-là, la municipalité doit tout de même prendre une série de dispositions comme le plan de zonage du stationnement ou encore la tarification. Ces dispositions sont intégrées à des annexes. La délibération est votée. Problème : les annexes ne font l'objet d'aucune publicité au recueil des actes administratifs. La Ville, dans le respect de l'article L. 2131-1 du Code général des collectivités territoriales, en a pourtant obligation.

Le 26 juin 2017, une nouvelle délibération entend fixer de façon définitive le barème tarifaire pour le paiement des redevances mais elle se borne à renvoyer à la délibération du 3 octobre 2016 pour ce qui concerne le zonage et les tarifs.

En résumé, s'il n'y a pas de publicité, la Ville - via son délégataire pour le contrôle du stationnement - n'a pas le droit de constater des infractions. Pire, la délibération est illégale. Illégale mais encore faut-il le savoir. Pour le coup, personne ne va être mis au courant. Du moins pas avant le précieux et fouillé travail de la Commission du contentieux du stationnement payant (CCSP).

Une juridiction spécialement créée pour régler les litiges de stationnement entre les automobilistes et les collectivités. Le 15 novembre 2019, la CCSP est saisie du dossier d'un administré qui conteste son FPS. Dans le cadre de ses investigations, le magistrat rapporteur de la juridiction basée à Limoges lève le lièvre des annexes non publiées au recueil des actes administratifs.

Pour lui, pas de doute, la délibération est frappée d'un défaut de base légale. Il donne raison à l'administré et oblige la Ville à lui rembourser les 17 euros de son FPS. La Ville ne l'entend pas de cette oreille. Elle conteste à son tour la décision de la CCSP. Direction alors le Conseil d'État - la plus haute juridiction française - pour régler ce conflit.

Petite subtilité et pas des moindres : même si elle conteste, la Ville régularise la situation et publie le 1er décembre 2019 les annexes au recueil des actes administratifs, histoire de ne pas être de nouveau attaquée sur ce point-là. L'enjeu est énorme et la municipalité le sait. Si elle ne régularisait pas la délibération, elle s'exposait à l'annulation pure et simple de tous ses FPS émis avant le 15 novembre 2019. Le chiffre donne le tournis. De janvier 2018 à janvier 2020, plus d'un million de FPS ont été émis par les "scancars" dans les rues de Marseille.

Consciente de l'importance de sa décision concernant l'illégalité de la délibération du conseil municipal, la CCSP décide, dans l'attente de l'avis du Conseil d'État, de geler toutes les affaires marseillaises en cours. Soit fin 2019, plus d'un millier de dossiers. Le 23 décembre 2020, satisfaction pour la CCSP, le Conseil d'État valide sa décision et reconnaît l'illégalité de la délibération. Un camouflet sans précédent pour la Ville de Marseille.

Sans fanfaronner, la présidente de la Commission du contentieux du stationnement payant, Marianne Pouget, confirme : "Du 1er janvier 2018 au 1er décembre 2019, date à laquelle la Ville a pris une nouvelle délibération, tous les FPS étaient illégaux". La présidente confirme aussi ce que l'on peut deviner : le millier d'affaires en cours, soit les FPS contestés avant le 15 novembre 2019, vont être frappées de nullité.

Selon nos calculs, la somme n'est pas négligeable. La Ville doit au minimum, sans compter les majorations, rembourser 17 000 euros de FPS émis illégalement.

Pour ceux qui ont été contestés après la régularisation de la municipalité en décembre 2019, c'est en principe trop tard. Les magistrats instructeurs de la CCSP ne peuvent plus utiliser comme argument le défaut de base légale de la délibération. Autre mauvaise nouvelle pour l'automobiliste qui pensait contester ses PV reçus avant le 1er décembre 2019, il est aussi en principe trop tard. Les délais légaux de recours sont épuisés.

19/02/2021
 

CE QUI CHANGE LE 1ER JANVIER 2021 POUR LES AUTOMOBILISTES

En février, il y a du changement pour les conducteurs : hausse des prix des péages, fin de la circulation inter-files ou encore retour des 90 km/h dans plusieurs départements. Autoroutes : les péages augmentent légèrement Même en ces temps difficiles, les sociétés d'autoroutes ne font pas de cadeau aux automobilistes. Toutefois, la hausse des tarifs des péages est au plus bas depuis 20 ans.

La raison : pas d'inflation en 2020, or c'est la principale composante du calcul des augmentations. La revalorisation 2021 prend en compte un rattrapage du gel des prix en 2015 et un accord suite à la signature d'un plan d'investissements en 2018.

Selon les réseaux, la hausse va de 0,2 à 0,65 %, c'est peu. Mieux, une bonne partie des trajets de change pas de tarif. Et pour ceux qui évoluent, c'est de quelques centimes. Circulation inter-files : la fin du passe-droit La circulation inter-files, qui n'est pas mentionnée dans le Code de la Route, faisait l'objet d'une expérimentation dans onze départements depuis 2016 (ceux de l'Île-de-France, les Bouches-du-Rhône, la Gironde et le Rhône). À l’issue de cinq années de test, la Sécurité Routière a décidé d'y mettre fin. En cause : un bilan de l'accidentalité qui n'est pas bon. Retour donc à la case départ : remonter les files de voitures avec son deux-roues motorisé est totalement interdit. Le faire, c'est risquer une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Bonus : 1 000 € de plus pour l'outre-mer Un nouveau coup de pouce pour l'achat d'une voiture électrique. Conscient que les voitures sont plus onéreuses dans les départements et régions d'outre-mer, le gouvernement a mis en place pour ces territoires un bonus complémentaire de 1 000 €. Ce bonus, qui s'ajoute à l'aide de départ (jusqu'à 7 000 €), est accordé pour l'acquisition ou la location d'un véhicule électrique, par une personne physique ou par une personne morale domiciliée dans un département ou une région d'outre mer. Le véhicule doit y circuler dans les six mois suivant son acquisition. Retour des 90 km/h : Charente-Maritime, Mayenne et Tarn Depuis fin 2019, avec la loi d'orientation des mobilités, les départements peuvent remettre en place la limitation à 90 km/h sur les routes dont ils ont la gestion (ce qui exclut donc les nationales). La liste des départements qui franchissent le pas s'allonge encore en février. Dès le 1er, les 90 km/h seront de retour sur 177 km d'axes structurants du Tarn, notamment les grandes routes qui mènent à Albi et Castres.

Le 1er février, c'est aussi de nouveau à 90 km/h sur 228 km de routes en Mayenne. Du côté de la CharenteMaritime, ce sera seulement 108 km pour commencer, dont les D150 et D137 pour traverser le département du nord au sud via Saintes. Les 30 km/h en ville se développent Si certains automobilistes vont rouler un peu plus vite en ce 1er février, d'autres vont devoir apprendre à lever le pied. Plusieurs villes généralisent le 30 km/h dans leurs rues (avec quelques exceptions sur de grands axes).

C'est par exemple le cas de Pornichet (Loire-Atlantique) ou Saint-Maur-des-Fossés. Fourrière : une réforme dans 17 départements L'État procède à une réforme des démarches dans les fourrières, dans le but de simplifier les démarches d'entrée, de sortie et de gestion des véhicules. Parmi les principaux changements : une nouvelle fiche descriptive de l'état du véhicule, la fin de l'expertise et le fait qu'un véhicule à la valeur marchande jugée insuffisante est déclaré abandonné au bout de dix jours. Le 1er février, la réforme entre en vigueur dans 17 départements : Aisne, Bouches-du-Rhône, Charente, Charente-Maritime, Côtes-d'Armor, Eure, Eure-et-Loir, Gironde, Landes, Oise, Seine-Maritime, Yvelines, Somme, Var, Yonne, Essonne, Hauts-de-Seine. Quoi de neuf en janvier ?

Petit rappel des changements qui auraient pu vous échapper. - Le site Histovec, qui permet de trouver des informations sur le passé d'un véhicule d'occasion, s'est enrichi mi-janvier des rapports de contrôle technique. Cela permet notamment de repérer les fraudes au compteur kilométrique. - À Lyon, il y a maintenant des voies réservées au covoiturage sur les M6 et M7 (ex A6 et A7). Le non respect est sanctionné depuis le 18 janvier.

Depuis le 1er janvier, les poids lourds et les autocars doivent avoir une nouvelle signalétique pour alerter des dangers des angles morts. 

11/02/2021 CARADISIAC
 

Le coût de la non-assurance automobile continue d'augmenter

L’indemnisation des victimes d’accidents causés par des auteurs non assurés coûte de plus en plus cher au fonds de garantie. Le fichier des véhicules assurés permettra-t-il de résorber son déséquilibre financier ?

La non-assurance automobile reste un phénomène majeur en France, comme le révèle le deuxième baromètre annuel du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO).

Si les chiffres de l’année 2019 sont en légère baisse par rapport à 2018, le nombre de dossiers traités par le FGAO, qui indemnise les victimes lorsque les auteurs de l’accident sont non assurés ou non identifiés, a crû de 2,1 % depuis 2014.

Le Fonds a reçu 28 469 demandes l’an passé, et versé 116 M€ d’indemnités aux victimes. + 42 % depuis 2014 : La hausse du coût des dommages corporels indemnisés par le FGAO Contrairement à la tendance nationale sur les accidents de la route, qui font de moins en moins de victimes corporelles (- 3 % depuis 2014), le FGAO traite de plus en plus de dommages corporels : + 7 % sur la même période.

Il subit, par ailleurs, comme tous les assureurs automobiles, la flambée du coût de cette indemnisation, à mesure que la jurisprudence évolue. S’y ajoutent « la hausse des frais médicaux, la hausse du coût de la tierce personne et l’allongement de l’espérance de vie qui a des effets non négligeables lorsqu’il s’agit de verser des rentes à vie », détaille Julien Rencki, le directeur général du fonds de garantie. Le coût des dommages corporels indemnisés par le FGAO a ainsi augmenté de 42 % depuis 2014.

Lutter contre la non-assurance automobile est donc prioritaire, non seulement car ce fléau cause des drames humains et sociaux, mais aussi parce que la flambée de son coût menace les finances du FGAO – ses fonds propres sont négatifs de 200 M€. Le niveau de la contribution des assureurs a déjà été relevé de 1 à 12 %, puis à 14 % par le ministère de l’économie et des Finances.

Si les assureurs ont échappé à une taxation à 25 % lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2019, qui aurait eu des répercussions sur les tarifs des assurances automobiles, la question du financement du FGAO demeure.

Pour l’heure, Julien Rencki indique que « la priorité est de lutter contre la non-assurance pour réduire les dépenses ». Pour cela, le FGAO s’appuie sur le Fichier des véhicules assurés (FVA), entré en vigueur au 1 er janvier 2019. Il permet aux forces de l’ordre, lors de contrôles routiers, de verbaliser directement les conducteurs non assurés.

Il permet aussi, lorsque des conducteurs ne figurant pas sur le FVA sont flashés par des radars, d’envoyer des courriers leur rappelant les conséquences pénales et financières de la non-assurance.

Depuis octobre 2019, le FGAO a envoyé 83 000 courriers de ce type. Un outil perfectible Le FVA, qui recense 56 millions de véhicules, est encore perfectible, reconnaît le FGAO qui compte sur « les assureurs et les courtiers pour disposer d’un instrument complet ».

C’est, en effet, l’Agira (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance) qui est chargée de constituer le fichier grâce aux données fournies par les assureurs auto et les courtiers opérant en délégation d’assurance.

Mais ces derniers prennent parfois du retard pour notifier une résiliation ou une affaire nouvelle, et les informations transmises par les assurés ne sont pas toujours exactes. Quant au fichier des véhicules non assurés, qui doit permettre à terme des actions de prévention plus ciblées, il ne verra pas le jour demain

13/10/2020 L ARGUS DE L ASSURANCE
 

Les conducteurs sans assurance de plus en plus nombreux

Les conducteurs sans assurance de plus en plus nombreux

C'est un fléau quasiment impossible à endiguer qui sévit sur nos routes : les conducteurs sans assurance. Selon les nouveaux chiffres du Fonds de Garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) que révèlent en exclusivité Europe 1 et Le Figaro ce jeudi, ils seraient 800.000 sur tout le territoire. Et en six ans, le nombre de leurs victimes a progressé de près de 7 %. Alors pour tenter de renverser la vapeur, le Fonds de Garantie lance ce jeudi matin une campagne nationale de sensibilisation : "En conduisant sans assurance, on peut ruiner son existence".

Un comportement de plus en plus violent

Car si les chiffres des accidents de la route baissent de manière globale, celui des dégâts causés par les conducteurs non assurés explose : l'an dernier, le Fonds de Garantie a déboursé 101 millions d'euros, un chiffre en hausse de 42% depuis 2014 qui témoigne d'une "hausse des frais médicaux" pour les victimes, explique au micro d'Europe 1 Julien Rencki, le directeur général du FGAO. Une violence vécue par Gaëtan Crevier il y a deux ans, un soir d'été à Paris.

"Je sais que je vais souffrir toute ma vie"

Fauché par un homme en scooter qui slalome à toute vitesse sur un trottoir, il est gravement blessé. Genou fracturé, greffe osseuse, plaque et broches dans la jambe... L'avenir du jeune restaurateur est compromis. "Je vais percevoir environ 32.000 euros de la part du Gonds de Garantie, une belle somme. Mais à côté de ça, je ne vais pas récupérer ni mon genou, ni mon tibia, et je sais que je vais souffrir toute ma vie", témoigne-t-il. "Je suis peut-être même amené à avoir d'autres opérations si les greffes osseuses se sont mal passées."

Et avec la hausse des comportements violents des conducteurs non-assurés constaté par le Fonds de Garantie, le phénomène risque même de s'aggraver. 

24/09/2020 EUROPE 1
 
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