Association de défense des droits des automobilistes et des usagers de la route

L'ETAT PROMET UN AVALANCHE DE 1200 RADARS TOURELLES FIN 2020

Au nom de la sécurité routière, l'État va acheter au prix fort 1 200 radars dernier cri, un investissement beaucoup plus rentable que d'autres, utiles aux Français. Où cela va-t-il s'arrêter ? Le budget de l'État ne semble pas en souffrance lorsqu'il s'agit d'investir dans de nouveaux appareils radars, supposés moins vulnérables au vandalisme.

Le gouvernement souhaite déployer 1 200 radars tourelles, plus difficiles à dégrader en raison de leur hauteur, d'ici à « fin 2020 », a annoncé vendredi le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.3 Entre 150 à 200 radars tourelles sont déjà en service sur les routes françaises, selon M. Barbe. « Notre objectif est d'en déployer 400 à 450 d'ici à la fin 2019. Et 1 200 à fin 2020 », a-t-il expliqué au journal Le Parisien.

Ces appareils nouvelle génération enregistrent plus d'infractions – téléphone au volant, feux non respectés – et sont supposés plus résistants, car juchés sur des mâts de 4 mètres de haut. En réalité, ce n'est pas systématiquement le cas puisque des radars tourelles incendiés ou tronçonnés sont de plus en plus souvent répertoriés par le site Radarsauto.com.

Condamnations alourdies Sur les onze radars mis hors service cette semaine, quatre sont des radars tourelles ! Il semble même qu'ils attirent particulièrement les actes de vandalisme, comme s'il s'agissait de démontrer qu'ils sont loin d'être invulnérables, contrairement aux assertions de M.Barbe. Attention toutefois, car ceux qui se feraient surprendre encourent des peines de plus en plus lourdes, affichées sur le corps des radars. Les juges n'ont pas encore condamné aussi sévèrement, mais les peines prononcées tendent à s'aggraver désormais. 

Néanmoins, le déploiement progressif des nouveaux radars doit notamment permettre, selon la Sécurité routière, de pallier progressivement les destructions survenues lors du mouvement des Gilets jaunes. Surtout, la Sécurité routière en espère un bien meilleur rendement, car il faudra éponger l'investissement lui-même et récupérer le manque à gagner de l'hiver dernier. Sauf que ces dégradations n'ont jamais cessé.

Pour l'épisode hivernal, elles ont provoqué un manque à gagner en contraventions que la Sécurité routière estimait en août à 300 millions d'euros depuis novembre 2018, date du début de la contestation sociale.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé en juillet que 75 % du parc avait été endommagé, au plus fort de la crise. Tourelles toutes opérationnelles Face à cette situation, les futurs radars tourelles seront tous opérationnels, contrairement à ce qui était prévu au départ, a précisé M. Barbe qui comptait n'équiper qu'une cabine sur cinq. « Initialement, les radars tourelles devaient être déployés en 2016 sur le fonctionnement suivant : seulement un “boîtier” sur cinq devait contenir un radar, les autres faisant office de leurre.

Finalement, nous les utilisons autrement, en remplacement des radars cassés », a-t-il expliqué. La hausse spectaculaire de la mortalité routière en août (+ 17,9 % sur un an, avec 290 morts) avait été expliquée par les pouvoirs publics comme un effet persistant des destructions de radars, qui, selon elle, ont conduit de nombreux conducteurs à augmenter leur vitesse, malgré l'abaissement de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires.

M. Barbe a également annoncé l'extension de l'expérience menée en Normandie, où des radars mobiles embarqués sont gérés par des entreprises privées. Ce dispositif va être déployé dans trois nouvelles régions : le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire et la Bretagne. « Soixante nouveaux véhicules » vont circuler et les entreprises choisies par l'État « commenceront l'installation des opérations en janvier »

08/11/2019 AFP

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