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OPERATION DE CONTROLES SALIVAIRES ANTI-DROGUE
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La première opération mettant en oeuvre les nouveaux tests salivaires destinés à déceler la présence de stupéfiants chez les conducteurs, a été menée lundi à Antibes en présence de la ministre de l'Intérieur, Michèle Aliot-Marie.
A l'entrée de la ville, les conducteurs contrôlés ont dû donner aux forces de l'ordre un échantillon de salive prélevée à l'aide d'un bâtonnet. Mélangé avec une substance chimique, cet échantillon révèle au bout de huit minutes environ si la personne a consommé des stupéfiants.
En matière de détection, "les moyens techniques mis en oeuvre jùsqu'alors étaient particulièrement lourds puisque c'étaient essentiellement des tests urinaires nécessitant toute une installation. Les tests salivaires se font rapidement, c'est très simple (...)", a commenté la ministre de l'Intérieur. Le test permet de rechercher des traces le cocaïne, héroïne, cannabis, amphétamine, ecstasy. Si un trait horizontal rouge se dessine en face l'un des types de drogue détectés, le contrôle est négatif. Si la surface reste blanche, le contrôle est posiitif. Sur dix tests pratiqués en une heure, trois ont été positifs au cannabis. Un des automobilistes a affirmé que sa consommation remontait à environ trois jours, une autre à la veille au soir.
Selon le Dr Jean-Marie Ménard, présent sur le site, le test peut détecter une prise de stupéfiant remontant à dix, voire douze jours. Seule faiblesse du test reconnue par la ministre : la prise de certains médicaments peut faire réagir l'appareil positivement.
Pour éviter toute méprise et afin de déterminer la quantité de drogue présente, des contrôles sanguins sont pratiqués dans la foulée d'un test salivaire positif. La quantité et le type de stupéfiant détecté feront partie des critères pris en compte par la Justice. Celle-ci peùt prononcer jusqu'à, une peine de 4.500 euros d'amende, deux ans de prison et trois ans de suspension de permis, a rappelé le procureur de Grasse Philippe Guémas.
La pratique de ce test a fait l'objet d'un arrêté du ministère de la Santé, suivi d'un décret, fin juillet, modulant le Code de la route, a indiqué Mme Alliot-Marie précisant que 52.000 tests allaient être distribués aux forces de l'ordre sur l'ensemble du territoire.
Une enquête de 2005, coordonnée par l'Observatoire français des drogues et toxicomanies, montra que le fait d'avoir fumé un joint multiplie par deux les risques d'accident mortel sur la route, par quinze s'il est associé à l'alcool. Elle impute 230 morts par an à la conduite sous emprise de cannabis.
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01/09/2008
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LA MARSEILLAISE
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