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MARSEILLE VAUT BIEN UN GRAND PRIX
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Cinq copains passionnés de voitures anciennes font chauffer les moteurs sur un parking. L'un d'eux lance à la cantonade : " Et si l'on faisait un Grand Prix comme jadis? " "Chiche ", répondirent-ils tous en choeur. C'est ainsi que quelques soixante années plus tard, renaît de ses cendres, le Grand Prix de Marseille, historique cette fois, qui réunira des dizaines de vieux modèles automobiles sur le circuit fermé du Parc Borély, des plus anciens (1924) aux plus récents (années 90). Une sorte de retour aux sources mêlée de nostalgie pour l'association organisatrice du Grand Prix historique de Marseille, dans laquelle se mêlent passionés de véhicules rétros auxquels se sont joints de véritables professionnels évènementiels de l'organisation de ce type de plateau, la société GTO ainsi que l'Automoible Club Marseille et l'OT de Marseille.
"Ah, l'odeur incomparable de l'huile de moteur" se souvient Jean Claude LARNAUD, le Président du Grand Prix, qui tient à signaler, comme le raconte l'historien de l'auto Maurice LOUCHE, que Marseille, avec l'Automobile Club de Provence, compta le premier circuit réservé aux bolides de Miramas, et avant Montlhéry, s'il vous plaît.
Marseille vécut également un moment très fort lorsqu'un Argentin, un certain Juan Manuel FANGIO, vint y gagner dans la folie ambiante que l'on devine le Grand Prix. "mais il ne s'agit pas cette fois-ci d'une course ni d'une épreuve sportive, mais simplement d'une évocation historique avec des véhicules anciens qui stationneront et tourneront un peu sur le mini-circuit du parc Borély".
Le clou de cette manifestation qui se veut populaire (la date coîncide avec la fête de la musique), ce sont des démonstrations qui reproduiront à s'y méprendre les plateaux de courses de l'époque où les voitures étaient classées par puissance cylindrique.
Ce spectacle d'époque et d'épopée présentera des Ferrari, Bugatti, Amilcar, et Aston Martin avec un magnifique plateau de Gordini monoplaces et biplaces placé sous le parrainage de Robert MANZON, (présent avec Jean GUICHET, vainqueur des 24 heures du Mans), ex-pilote qui rapela avec malice ses premiers pas malheureux sur le circuit marseillais en 1946, puisqu'il ne fut pas autorisé à prendre le départ, faute d'expérience ! Rien à voir avec les courses F1 aseptisée et utra sécurisées auxquelles on assiste aujourd'hui.
Ainsi, se souvient un autre amateur éclairé de l'association, le petit fils bayol qui tient un restaurant à cassis : "Je me souviens de ma grand-mère qui envoyait des seaux d'eaux sur les concurrents pour les rafraîchir quelque peu". Pour un autre fan de cuivres luxuriants et de soupapes étincelantes, Charles BOUMENDIL, membre de l'organisation, qui se débrouille avec un budget réduit (50 000 euros), "il faut arriver à pérenniser ce Grand prix, pour voir plus grand par la suite".
Car, avec le Grand Prix historique qui renoue avec la tradition des courses automobiles, un autre rendez-vous est fixé pour les amateurs de voitures anciennes. Celui de la Gineste. A condition que le préfet des Bouches du Rhône le permette. Ce qui n'est pas une mince affaire, lorsque l'on sait la fréquentation de cette voie les jours de week-end.
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11/06/2008
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LA MARSEILLAISE
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