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L'organisation des forces de l'ordre épinglée
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Les conclusions sont édifiantes et pour le moins embarrassantes. Daté du 10 octobre, un audit de sécurité dresse un constat accablant des dépenses et de l'organisation des forces de l'ordre. Supervisée par François Mongin, inspecteur des finances, cette expertise a servi de base au rapport qui préconise 8 à 10000 suppressions d'emplois de policiers et de gendarmes dans le cadre de la réforme de l'État. Révélées le 23 octobre dernier, ses conclusions ont provoqué un tel tollé que François Mongin a été désavoué par les Ministères de l'Intérieur et de la Défense.
Au chapitre du temps de travail des policiers, les auteurs de l'audit affirment que les RTT font "peser des risques de rupture sur l'action des services et leur capacité opérationnelle", "L'administration vit à crédit", écrivent-ils, soulignant l'impossibilité de récupérer les heures et les repos compensateurs accumulés, "12 millions au 31 décembre 2006",
Concernant les dépenses, l'a'udit relève notamment que les contrôles de vitesse ne sont pas effectués sur les zones les plus dangereuses. L'l'audit est sans équivoque. L'entretien des véhicules de police et de gendarmerie est jugé "trop coûteux" et "mal mesuré". Les auteurs pointent le nombre de "sinistres" dans la police -15000 par an pour 33 000 véhicules et préconisent une franchise d'assurance de 150 euros pour les policiers. La suppression de certains logements de fonction est également recommandée, tout comme le paiement ples gendarmes de leur consommation d'eau (11 millions d'euros en 2004).
Côté sécurité routière, l'audit n'est pas plus complaisant (lire dernier paragraphe), S'agissant du maintien de l'ordre (CRS de la police et gendarmes mobiles), il est préconisé de tailler dans les effectifs (suppression de 26 unités sur les 188 existantes) afin de les recentrer "sur leur cœur de métier".
OÙ IL FAUT
L'audit de l'Inspection des finances consacre un chapitre entier à l'organisation de la sécurité routière et relève que policiers et gendarmes ne sont pas concentrés sur les zones les plus dangereuses". Selon les auteurs du rapport, les forces de l'ordre sont en majorité" sur "les autoroutes et les zones urbaines" alors que c'est sur le réseau secondaire, en zone rurale, qu'il y a plus de 65% de morts". les contrôles d'alcoolémie, première cause des accidents de la route "ne sont pas à la hauteur de l'enjeu" et les périodes de contrôles routiers sont décalées par rapport à celles de la délinquance routière", notamment la nuit" qui représente 10% du trafic mais 35% des blessés hospitalisés et 44% des tués.
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12/03/2008
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LA PROVENCE
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