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L'ÉTAT PRÊTERA ENVIRON 6 MILLIARDS SUR 5 ANS À PSA ET RENAULT
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Le 9 février à 16h30, le président de la République Nicolas Sarkozy devait recevoir au Palais de l'Elysée les acteurs de la filière automobile, pour évoquer les mesures de soutien prévues par l'Etat pour surmonter la crise. LES ECHOS et LE FIGARO (9/2/09) croient savoir que le gouvernement consentira un prêt sur cinq ans d'un montant d'environ 6 milliards d'euros, réparti à parité entre PSA Peugeot Citroën et Renault, moyennant certaines contreparties visant à freiner les délocalisations et à modérer la distribution de dividendes. Le montant du prêt prévu par le gouvernement pourrait même être un peu plus élevé si le plan d'aide intégrait Renault Trucks (détenu par le Suédois AB Volvo), également en crise. A charge pour les constructeurs de diffuser une partie de la somme chez leurs fournisseurs, afin d'éviter qu'ils ne procèdent à des plans sociaux. D'autres sommes seraient par ailleurs débloquées par le biais du Fonds de modernisation des équipementiers automobiles. Le prêt de 6 milliards d'euros ne devrait être assorti ni d'une entrée de l'Etat au capital de PSA, ni d'une montée dans celui de Renault. L'opération, comprenant une « clause de retour à meilleure fortune », devrait normalement porter sur un taux d'intérêt légèrement inférieur à ce que trouveraient les deux constructeurs sur le marché, mais pas trop bas pour ne pas s'attirer les foudres de la Commission européenne. Le taux, indexé sur l'évolution du résultat opérationnel, serait en quelque sorte variable. Le prêt participatif pourrait être partiellement remboursé dès la deuxième année. Ne pouvant imposer une « relocalisation » de certaines activités en France (voir la rubrique Union européenne), le chef de l'Etat devrait se contenter de garanties des constructeurs et des équipementiers sur une « non-délocalisation » pour les années à venir. Les constructeurs devraient également s'engager à ne pas présenter de plans de licenciements pendant la durée du prêt. Les bonus des dirigeants de l'automobile et les dividendes seraient également soumis à de nouvelles règles du jeu. Les pouvoirs publics n'interdiraient pas le versement de dividendes, car ce serait un mauvais signal envoyé au marché, mais prôneraient une forme de modération. Les bonus devraient quant à eux être nettement réduits. (AFP 8/2/09, TRIBUNE, PARISIEN, AUTOACTU.COM
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19/02/2009
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