|
|
| |
LE BOGUE DES NOUVELLES IMMATRICULATIONS
|
"Ce serait un bogue informatique amusant si 10 millions de Français n’étaient pas directement concernés. En une semaine, deux automobilistes de la région parisienne ont été arrêtés après un contrôle routier. Gyrophare, interpellation, menottes, sauf que les conducteurs n’avaient rien à se reprocher. Leur tort : posséder une plaque d’immatriculation nouvelle génération, dont le numéro correspondait à celui d’un véhicule volé en Italie. "
Une confusion créée par la configuration identique des plaques des deux pays, composées d’une série de deux lettres, trois chiffres, et deux lettres. Seule variante : la présence de deux tirets sur la version française. Insuffisant pour que le fichier des voitures volées sache les différencier.
Après le premier cas recensé en début de semaine — celui de Jean-Louis Liardo, un conducteur des Hauts-de-Seine menotté devant son fils autiste — un deuxième automobiliste affirme avoir été victime du même imbroglio alors qu’il circulait à Argenteuil (Val-d’Oise) à bord d’une Mercedes classe C. « Je roulais tranquillement quand des policiers m’ont fait signe de m’arrêter, se souvient le conducteur, qui a souhaité garder l’anonymat. Au bout de quelques secondes, ils m’ont expliqué que ma voiture était inscrite au fichier européen des voitures volées. J’étais sous le choc. »
Devant l’apparente bonne foi de l’automobiliste, les policiers saisissent le numéro de plaque dans le fichier français des immatriculations, et s’aperçoivent que le modèle contrôlé et celui volé en Italie ne collent pas. « Ils m’ont remis une attestation censée me servir en cas de nouveau contrôle, qui disait que le numéro de ma plaque correspondait à tort à celui d’une voiture volée. »
Des excuses en attendant
Cette mésaventure, l’ensemble des automobilistes qui possèdent une plaque d’immatriculation nouvelle génération — soit plus de 10 millions de Français au 1er juillet — pourrait en être victime. Car l’origine du quiproquo n’est pas due au hasard, mais à la parfaite similitude des plaques françaises et italiennes, dont la seule différence réside dans les petits tirets que comportent les modèles hexagonaux. Problème : lorsqu’un policier entre le numéro d’une plaque suspecte, le fichier des voitures volées ne tient pas compte des tirets. « La recherche s’effectue donc sur les véhicules des deux pays », déplore Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Seul moyen de corriger le bogue : attendre le déploiement d’un nouveau fichier. « Il sera opérationnel dans quelques mois », promet-on Place Beauvau.
Les deux cas recensés pour le moment ont connu le même épilogue : des excuses de la part des policiers et un changement de numéro de plaque d’immatriculation. Une procédure « exceptionnelle » qui ne devrait pas se généraliser si d’autres cas se déclaraient. En attendant, le ministère assure que les fonctionnaires de police « sont en train d’être sensibilisés au problème » afin d’éviter les contrôles intempestifs.
|
|
14/09/2010
|
LE PARISIEN.FR
|
|
|
Vous avez l'impression de ne plus être totalement à jour de vos connaissances routières ? N'hésitez plus à vérifier vos capacités de conduite !
Chefs d'entreprise, vous êtes concernés par la sécurité routière de vos conducteurs et de votre flotte !
L'Automobile Club de provence vous apporte les solutions ...
Contactez Jérémie au
04 91 78 83 00
Le Laboratoire Transport et Environnement de l'IFSTTAR, organisme public de recherche, réalise une enquête auprès des automobilistes.
Si vous possédez une voiture, quelle qu'elle soit, vous êtes invités à participer à l'enquête ...
|