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Dormir ou conduire, il faut choisir Dormir plutôt que conduire

Une heure de repos en moins cette nuit : évitez de faire de longs trajets demain ! Plus d’un actif sur dix a somnolé au volant en se rendant au travail, selon un sondage. L’institut national du sommeil et de la vigilance tire la sonnette d’alarme.
« La somnolence au volant est associée aux départs en vacances et aux grandes transhumances. Or, il existe au quotidien des épisodes de somnolence qui empêchent de conduire » , souligne le professeur Damien Léger, qui préside l’institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

De fait, plus de 10 % des actifs qui conduisent leur voiture pour aller travailler déclarent avoir déjà somnolé au volant, au point d’avoir eu des difficultés pour conduire, voire d’être obligés de s’arrêter. 17 % ont somnolé au volant au moins une fois par mois, selon les résultats d’un sondage réalisé pour le compte de l’INSV et de l’assureur MGEN .

« Personne n’est à l’abri »
Et de la somnolence à l’endormissement, il n’y a qu’un battement de cils. Un actif sur dix déclare s’être endormi au volant au moins une fois dans l’année, le plus souvent (38 %) le matin entre 6 et 12 heures, et le plus souvent (40 %) sur autoroute ou sur une quatre voies. Toutefois, les conducteurs s’endorment aussi sur nationale ou départementale (26 %), sur des routes secondaires (19 %), voire en ville (15 %). « Qu’on fasse des petits trajets, qu’on roule sur des petites routes qui nous sont familières, personne n’est à l’abri de piquer un somme au volant » , ajoute Damien Léger.

Avec des conséquences qui peuvent être fatales. « L’endormissement au volant est la première cause d’accident sur autoroute » , explique Bernadette Moreau, de la fondation Vinci autoroutes. Plus largement, l’association 40 millions d’automobilistes estime que 800 accidents mortels sont liés à la somnolence.

Pour 34 % des conducteurs qui se sont endormis au volant, la nuit précédente a été trop courte, selon le sondage. 20 % évoquent des horaires décalés, et 18 %, un mauvais sommeil en général.

39 % des passagers font la sieste
« Les Français ont conscience du risque de somnolence, c’est encourageant , observe Bernadette Moreau. Reste à changer les comportements. » En dormant davantage, en faisant soigner ses troubles du sommeil, en co-voiturant ou en optant, lorsque c’est possible, pour les transports en commun.

C’est l’autre enseignement du sondage : 39 % des passagers s’endorment au moins une fois à l’aller et/ou au retour. Ils s’assoupissent en moyenne 23 minutes, « la durée idéale pour la sieste » , relève le professeur Léger.

Et la part des « siesteurs » augmente avec la distance domicile-travail : chez les personnes qui habitent à plus de 20 kilomètres de chez elles, elle atteint 56 %. Des chiffres qui témoignent, aux yeux de l’INSV, du manque de sommeil. Un bémol : l’étude de l’INSV ne permet pas de comparer l’évolution de la durée du sommeil avec l’allongement des trajets quotidiens.

 

04/04/2014 ALSACE
nuit zéro accident 5 novembre 2016

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