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BIENTOT L'ETHYLOTEST A PORTEE DE MAIN, AU COMPTOIR
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La mise en place obligatoire d'éthylotests dans les débits de boisson a été accueillie lundi avec circonspection par les professionnels, qui en redoutent le coût, tandis que les associations de victimes y ont vu "un premier pas" dans la lutte contre l'alcool au volant.
Annoncée dimanche soir par Jean-Louis Borloo, cette mesure avait en fait déjà été présentée lors du comité interministériel de sécurité routière (CISR) de février dernier, qui s'était fIxé pour objectif d'intensifier la lutte contre l'alcool au volant.
Dans l'entourage du ministre de l'Ecologie, on a précisé lundi que le décret permettant l'application de la mesure serait transmis au conseil d'Etat "mardi ", pour. une mise en œuvre le 1er janvier 2009. On a souligné en outre que l'annonce d'une entrée en vigueur "dès cet été" n'était qu'un "souhait" de M. Borloo. Ce que le ministre a affirmé lundi sur Europe 1.
Cette annonce, au cours d'un week-end de la Pentecôte particulièrement meurier sur les routes, survient alors que la consommation d'alcool est devenue la première cause d'accidents devant la vitesse.
Premier concerné, le principal syndicat de l'hôtellerie-restauration s'est dit "prêt à participer" à la mise en place de cette mesure. Néanmoins, par la voix de son vice président Francis Attrâzic, l'Umih (Union des métiers et industries de l'hôtellerie) s'est inquiétée de son coût.
"Nous sommes prêts à participer, mais il faut faire attention à ce que cette mesure qui vient en surcroît ne prenne des proportions financières ingérables, surtout pour les petits établissements ", a déclaré M. Attrazic, qui a chiffré entre 2.500 et 3.500 euros le prix d'un éthylotest électronique.
"Nous sommes très sensibles aux problèmes de santé publique, nous y sommes pleinement confrontés.
Mais nous sortons de la loi sur l'interdiction de fumer et déjà on se lance sur les problèmes d'alcool", a-t-il ajouté.
Les associations de victimes de la route ont en revanche salué l'annonce du gouvernement, tout en y voyant "un premier pas".
"C'est bien d'encourager les auto évaluations, mais cela ne peut être qu'un premier pas, le prémisse d'une prise de conscience du gouvernement pour lutter massivement contre l'alcool au volant", a déclaré Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, en dénonçant notamment la puissance du lobby de l'alcool en France.
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13/05/2008
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LA MARSEILLAISE
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